
Les origines du chat domestique
Les premières domestications du chat auraient eu lieu il y a 8000 à 10 000 ans (période Néolithique) ce qui correspond au début de la culture des céréales et de son engrangement. Le chat est alors devenu pour l’Homme un allié essentiel contre les rongeurs.
Vénéré (par les égyptiens) puis diabolisé comme en Europe au Moyen Age (où l’aspect brillant de ses yeux la nuit faisait dire qu’il s’y reflétait les flammes de l’enfer). En France, à cette époque, le chat noir (ou roux) devient un auxiliaire du diable (car le rouge et le noir sont les couleurs de l’enfer) mais dans le même temps au Royaume Uni croisé un chat noir porte bonheur !! Le chat ne retrouvera sa reconnaissance que plus tard en Europe.
On le retrouve désormais partout sur la planète. En Asie, le chat est synonyme de chance, de richesse et de longévité. Dans l’Islam l’image du chat est aussi positive car il aurait sauvé Mahomet de la morsure d’un serpent.
Si le chat est de longue date le compagnon de l’homme, il n’a pas (ou très peu) subi, comme le chien de transformations dues à différents croisements. Il existe une cinquantaine de races de chats.

La vie du chat
Le chat est un animal assez indépendant (cela dépend de la race et de son éducation). Il aime les rituels (il a ses petites habitudes) et bien que casanier, il est sociable et aime la vie en compagnie d’autres chats.
Le chat consacre 1/4 de sa journée à sa toilette.
C’est un gros dormeur, il a besoin de 12 à 16 heures de sommeil voire plus…
Son sommeil paradoxale (une partie correspond aux rêves) est de 180 à 200 minutes alors que pour l’homme, il est de 100 Minutes.
L’alimentation
Le chat est un animal carnivore car son métabolisme a besoin de taurine (acide aminé) qu’il ne synthétise pas en quantité suffisante et que l’on retrouve dans la viande.
Le mode de communication du chat

Les chats communiquent entre eux principalement par des phéromones ou des positions corporelles. Sauf avec leurs petits, les chats vocalisent très peu entre eux. Mais ils utilisent différentes vocalises pour communiquer avec l’homme. Un chat très imprégné peu utiliser une dizaine de vocalises pour échanger avec l’homme (cf travaux de recherche de Joh Bradshaw)
Les 7 sens du chat
Si l’Homme est doté de 5 sens, le chat en a 7.
Voici un petit tableau comparatif des compétences sensorielles (5 sens communs), du chien, du chat et de l’homme.
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| Humain | Chien | Chat |
| Ouïe | 20 à 15 000 hz | 10 à 40 000 hz | 50 000 hz L’oreille du chat a 27 muscles ce qui lui permet de pivoter chaque oreille indépendamment pour localiser le bruit avec précision. |
| Vue | Meilleure vue des détails à distance et couleurs champ visuel 100° environ | Meilleure vue nocturne que l’homme champ visuel de 200 à 270° | Le chat perçoit moins bien les couleurs que l’homme car il a moins de récepteurs couleurs (cônes). Mais l’angle de vision du chat est binoculaire (130° par œil) pour un champ de vision total de 287°. C’est le record absolu du monde animal. Le cristallin du chat a une vitesse de mise au point plus rapide que celle de l’homme pour suivre les objets (proies) qui se déplacent. |
| Odorat | Membrane olfactive 3 cm³ 5 millions de cellules olfactives | Membrane olfactive 130 cm³ 220 millions de cellules olfactives et cellules cérébrales 40 fois plus nombreuses | 200 millions de cellules olfactives. Tout comme le chien, le chat a un odorat largement plus développé que celui de l’homme (50 à 70 fois). C’est aussi un sens important dans sa vie sociale |
| Goût | 9 000 papilles gustatives | 1 700 papilles gustatives | 250 papilles C’est un sens peu développé chez le chat. Il est localisé à l’extrémité de sa langue (ce qui lui permet de goutter sans avaler). Il est sensible à l’amère, l’acide, le salé mais pas au sucré. |
| Toucher | Le niveau est plus ou moins le même chez le chien et l’homme | Le niveau est plus ou moins le même chez le chien et l’homme | Le chat a mieux développé ce sens grâce à ses vibrisses. Les vibrisses sont de longs poils présents sur les moustaches, les pattes, sous le menton et les sourcils. Ils lui indiquent la proximité d’obstacles (même dans le noir total) car ces poils détectent les variations de pression de l’air. Ils lui permettent également de mesurer la largeur d’un passage. Ses coussinets de pattes sont également très sensibles aux vibrations. |
On peut constater qu’en dehors du goût qu’il a peu développé, le chat est un vrai champion des sens par rapport à l’homme.
Il a également deux sens supplémentaires particulièrement développés :
– la proprioception : un sens de l’équilibre inné !
– la captation des phéromones
Grâce à l’organe de Jacobson (situé dans la voûte de son palais), le chat (comme le chien et le cheval) réceptionne les phéromones inodores pour l’homme. Cela lui permet de « goutter » les odeurs.
C’est un des principaux modes de communication du chat.
Le chat dispose de capteurs dans l’oreille interne (organe vestibulaire) qui lui servent à détecter la position de sa tête dans l’espace, tout comme le degré de tension de chacun de ses muscles et tendons . Cela se fait naturellement, sans calcul. Le chat est agile, joue l’équilibriste. D’où certainement l’expression : « le chat retombe toujours sur ses pattes » mais bien entendu cette expression n’est pas la réalité.
Le chat dans notre quotidien

En France, 13 millions de chats partagent notre quotidien. Mais il y a aussi 11 millions de chats errants !
Le rapport d’étude de mai 2018 « chats errants en France » de One Voice (pour une éthique animale planétaire) en dit long sur cette question :
« les individus nés de parents errants restent des animaux domestiques et ce même après plusieurs générations. Les chatons, recueillis avant la fin de la période critique de socialisation, seront des chats tout à fait adaptés à la vie en famille. Et s’il est une certitude, c’est que même les chats « trop sauvages » pour s’intégrer souffrent de leurs conditions de vie. Ils sont soumis à la faim, aux températures extrêmes, mais aussi à la violence de certains humains qui veulent s’en débarrasser ou les utilisent comme souffre-douleurs. Considérant que l’humain est à l’origine à la fois de leur domestication et de l’existence des colonies de chats errants, il est de sa responsabilité de leur venir en aide. »
« Car on considère aujourd’hui que la majorité des chats et chatons abandonnés en refuge ou fourrière sont abattus. S’agissant d’animaux sains, on ne peut alors parler d’euthanasie, qui concerne la mise à mort d’un animal en vue d’abréger ses souffrances et non par convenance.
On obtient à l’échelle nationale : 16 090 chats abattus en refuge et 73 401 chats abattus en fourrière en une seule année…Notons également qu’il est fort probable que les abattages de chatons non sevrés ne soient pas comptabilisés.
« L’abattage des chats, au-delà de son aspect inacceptable, est aussi totalement inefficace pour endiguer la surpopulation féline, juguler la problématique de l’errance. Il reste qui plus est un gouffre financier pour les collectivités. »
À travers le monde, différentes stratégies ont déjà été tentées pour juguler l’errance des chats et ses conséquences. Il a été notamment montré qu’une extraction totale (abattages massifs) des chats errants provoque l’effet inverse de celui désiré, avec une explosion démographique dans les mois qui suivent.
Dans un quartier de Chicago (Illinois), les populations errantes ayant fait l’objet d’un programme de Capture/Stérilisation/Relâchage ont diminué de 54 à 82 %.
Les spécialistes s’étant penchés sur la question s’accordent tous sur la seule stratégie efficace : stériliser et relâcher les chats, la simple castration s’avérant plus efficace.


